dimanche 21 octobre 2012

Technopédagogie, Web2.0, ...et modes d'évaluation

Le développement des cours "ouverts" sur Internet (les MOOCs par exemple) met en lumière la révolution à faire dans la conception des "évaluations" et de l'attribution des titres ou diplômes...

logo ITyPAJe me permet de copier-coller ici le texte d'un échange entre  un participant et un intervenant du  MOOC "ITyPA", auquel je participe aussi actuellement.

Consulter le blog que j'alimente sur ma participation à ce MOOC


Cet échange "pédago" est particulièrement intéressant pour tous les formateurs et les "profs" d'aujourd'hui, quel que soit leur âge...

L'intervenant, Jacques Cool, est une référence en termes de pédagogie innovante au Canada. C'est un Acadien du Nouveau-Brunswick ".
Son blog : http://zecool.com/

La question du participant au MOOC

« J’aimerais connaître le sentiment de l’intervenant de ce soir (J. Cool) concernant la validation des acquis suite à des sessions telles que celles-ci ? Pense-t’il qu’il va y avoir une transition vers des tests/examens pris aussi en ligne (quid alors de la confidentialité, de la triche, etc.) ou est-ce que l’on va s’en tenir aux examens officiels, l'apprenant en ligne les prenant en tant que candidat libre ? »

La réponse de Jacques COOL :


Jacques COOLL’évaluation en ligne des apprentissages est sur cette liste des tendances fortes en technopédagogie; évaluation adaptative, rétroaction immédiate, outil d’évaluation (l’ordi) congruent avec usages quotidiens, etc. Tant de possibilités mais aussi tant de questionnements. Vos questions ici sont fondamentales. 
...
Dans le cadre d’un cours plus formel (qu'un MOOC), qu’il soit en ligne ou non, le premier principe à respecter quant à l’évaluation des apprentissages est la CONGRUENCE. La tâche évaluative est-elle fidèle à ce qui fut vécu en classe? Aujourd’hui, il est grandement question de revoir et d’actualiser les visées de formation ; on parle de compétences pour le 21ème siècle, de notre rapport complètement transformé avec le savoir, du savoir-publier, etc. 
La phrase-clé pour l’évaluation devrait être : « Qu’est-ce que tu sais faire avec ce que tu sais maintenant? ». Pourquoi régurgiter des contenus, qui sont disponibles dans la paume de notre main, en 2 clics? Quelle tâche évaluative placera l’apprenant dans une situation authentique où le recours à la triche devient inutile? 
En attendant, le numérique permet déjà des possibilités : l’inclusion d’éléments multimédia pour la présentation de la tâche mais surtout pour la production d’une réponse (et si la réponse était sous forme d’une vidéo qui montre l’apprenant en action ou qui nous parle, par exemple). Dans le cas de réponses écrites, des outils tels que turnitin.com (il y en a d’autres) permettent une vérification instantanée du texte soumis en fonction de milliards de pages web, informant le correcteur de ‘degrés de similarité’, mais aussi, cet outil est personnalisable pour qu’un prof y développe ses propres rubriques appliquées et, dans le cas de rédaction, de marqueurs de texte drag-and-drop, etc. Et puis, la vitesse de rétroaction : fini l’attente.
Mais dans tout ceci, je maintiens : tout est en fonction de la tâche évaluative demandée, congruente avec les activités vécues. Et ça, c’est un nouveau paradigme qui continue de bouleverser certaines docimologies plus… traditionnelles, mettons.
 
Raison de plus de dire que la technopédagogie, ce n’est que de la pédagogie, au fond.
techno-pédagogie

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